Depuis longtemps, les entreprises de transport et de logistique sont mises en cause pour des atteintes à l’environnement, à la pollution et une gestion arriérée des personnels, malgré des performances économiques positives.
Les aspects négatifs de cette situation ont rapidement été compensés ces dernières années, notamment grâce à des résultats financiers inespérés, conséquence d’une forte revalorisation des coûts de transport, liée à la reprise économique post COVID. Nous allons essayer de synthétiser cette évolution qui est en cours.
Le concept de responsabilité sociétale des entreprises est l’intégration dans l’entreprise des principes du développement durable, comprenant l’environnement, le social et l’économie.
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) trouve ses origines dans la démarche volontaire de ces dernières de répondre aux enjeux sociétaux. Toutefois, les multiples incursions du législateur dans la RSE ont contribué à faire émerger un véritable droit en la matière. Désormais, les entreprises doivent respecter un cadre normatif et toutes les obligations juridiques en découlant en lien avec leur responsabilité sociétale. Force est de constater que la RSE comporte nécessairement un volet fiscal dans son périmètre en raison des liaisons de la fiscalité avec les préoccupations environnementales, sociales et économiques.
Mots clés : responsabilité sociale des entreprises (RSE), civisme fiscal, stratégie, optimisation fiscale, obligations déclaratives
Pendant plus de deux décennies, les sociétés par actions étaient tenues de ne déposer « que » des éléments financiers. Devant une prise de conscience de l’importance de mieux intégrer les enjeux des différentes parties prenantes telles que les salariés, les clients, mais aussi l’environnement, et les enjeux du changement climatique, la législation a imposé d’élargir le rapport financier à un rapport qui intègre les éléments extra-financiers. Cette approche est connue sous le nom de principe de la double matérialité et elle sous-tend désormais tous les efforts de standardisation européens. La directive Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) entrera en application à compter de l’exercice 2024, avec un périmètre qui englobe les PME dès l’exercice 2026. Ainsi, le nombre d’entreprises tenues au reporting CSRD passera de 11600 à plus de 50000. Avec cette nouvelle réglementation, les organisations devront également fournir un plan de résilience et de transition. La gestion des risques via une centralisation des expositions aux risques, ainsi que la mise en place des plans d’actions pour y remédier, constitue un exercice central pour les organisations qui devrait incarner « le socle » de la double matérialité. Les entreprises qui ont un impact favorable sur l’environnement, dit « Taxonomie » , amélioreront leur performance si elles intègrent de manière homogène et harmonisée la gestion des risques.
Mots clés : Gouvernance, Gestion des risques, cartographie des risques, identification des risques, évaluation et quantification des risques, mesures de prévention, data center, performance énergétique, ESG, AMRAE, CLUSIF, changement climatique, impact sur l’environnement, rapport extra-financier, Entreprise Risk Management, Risk Management, double matérialité, certification, taxonomie, sans IA
La directive CSRD est un énième dispositif du droit européen visant à standardiser la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises. Bien que l’initiative soit globalement acceptée par les acteurs de la finance durable, avides de données ESG, ce n’est pas le cas de certaines entreprises qui craignent un potentiel «fardeau administratif ».
Mots clés : investissement, durabilité, environnement, CSRD, ESG
Article originellement publié dans le n°69 de la Lettre d’information sur les Risques et les Crises de l’IHEMI (Institut des Hautes Etudes du ministère de l’Intérieur), septembre 2023
L’article décrit le rôle des assureurs face aux risques systémiques. Après avoir défini les types et caractéristiques des risques systémiques, il examine leur évolution dans l’histoire en se focalisant sur les périodes récentes. Il souligne l’importance de plusieurs d’entre eux comme le risque financier, le risque climatique et le risque cyber. Il passe en revue les parties prenantes concernées pour examiner ensuite le rôle des assureurs de même que les conditions et modalités de leur intervention sur ces risques. Il finit par s’intéresser au rôle que joue les réglementations mais également les engagements unilatéraux que les acteurs de l’assurance prennent pour faire face à ces enjeux.
Mots clés : RSE; Indicateurs, comparaison, sociétés d’assurance
Cet article compare les déclarations de performance extra- financière de trois entreprises leader du marché de l’assurance, analyse leur contenu et leur comparabilité
Mots clés : RSE; Indicateurs, comparaison, sociétés d’assurance
Ce mémoire analyse les systèmes de santé en France et aux États-Unis, soulignant l’importance d’une accessibilité équitable et d’une qualité de soins élevée. Il met en évidence les défis posés par la croissance démographique, l’évolution technologique, l’inégalité des ressources et les pandémies, affectant l’accès aux soins de santé.
Cet article propose d’analyser les bénéfices perçus du bien-être mû par une démarche RSE (Dekhili et al., 2021) dans un contexte assurantiel digitalisé. Il se fonde en outre sur la systématisation des actions de durabilité à l’aune de l’omniprésence digitale (ATAWADAC) au sein des sociétés d’assurances. L’intégration tous azimuts du bien-être (Ayadi et al., 2019), par les assureurs, questionne sur l’essence et la portée de ce dernier, selon qu’on soit partisan ou non d’une RSE forte et/ou d’une ubiquité technologique. Les entretiens semi-directifs effectués auprès de clients et salariés mettent en évidence une prise en compte d’un bien-être par les personnes interviewées, sans qu’il ne soit explicitement souligné une corrélation fonctionnelle entre RSE et bien- être. La facilitation de cette perception par le truchement d’une digitalisation maîtrisée est vraisemblablement le meilleur gage d’un profilage plus éthique.
Mots clés : Bien-être, RSE, omniprésence digitale, perception, bénéfice, assuré.
Climate change, once a distant thunder, now roars at the gates of our legal systems and the corridors of financial institutions with a pressing urgency that cannot be ignored. As the Earth’s temperature rises, so does the tide of climate change litigation—a legal weapon increasingly wielded in the face of environmental and corporate inertia. This phenomenon has transcended beyond mere lawsuits to become a significant force capable of shaping public policy and corporate behavior, heralding a new era of environmental accountability.
La responsabilité sociale des entreprises prend aujourd’hui une dimension stratégique dans la vie des organisations. La présence numérique des salariés sur les médias sociaux peut en dire long sur les pratiques RSE de leur entreprise. Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la prise de parole des salariés sur les différentes plateformes de médias sociaux et son impact sur l’image RSE de leur compagnie d’assurance. Nous nous sommes également intéressés à la manière dont ces compagnies gèrent la présence numérique de leurs salariés et leurs prises de parole numérique sur les médias sociaux.
Pour cela, nous avons mené trois études de cas qui ont concerné trois compagnies d’assurance pour analyser l’articulation entre présence numérique des employés sur les médias sociaux et pratiques RSE de leur compagnie d’assurance et surtout pour analyser la gestion par les compagnies d’assurance de la présence numérique de leurs salariés sur le web social dans le cadre des interactions avec les parties prenantes.
Mots clés : responsabilité sociale des entreprises, médias sociaux, présence numérique, image RSE